BUY JUPITER | Crossworlds

Nouvelle figure montante de la branche metal moderne, Buy Jupiter fait encore une fois les preuves de son perfectionnisme avec son deuxième EP; Crossworlds.


Inspirés de la nouvelle éponyme d’Isaac Asimov, Buy Jupiter réalise avec ses deux premiers EP, Departure et Crossworlds, les 2 premiers extraits d’une trilogie relatant l’épopée d’un groupe d’hommes exilés dans l’espace. On s’est balladés à travers l’EP de groupe pour vous donner un aperçu de ce groupe ultra prometteur.

Nous voilà donc embarqués à travers une expédition d’une autre dimension, entre notes djent, influences progressives et touches hardcore. La première piste, Drift, démarre et on a cette impression de monde à part, comme un effet sourd qui nous enferme dans une bulle qui s’enfonce à toute vitesse dans la noirceur de l’espace. La voix fait son entrée sur des riffs lourds aux sonorités metalcore, démontrant alors dès le début de l’EP la souplesse vocale du chanteur, passant du growl au scream « aigu » en un claquement de cordes. La basse est puissante et profonde, sublimant à merveille cet effet d’ère dans le néant. Quelques secondes plus tard, c’est une épilogue dans le morceau même qui est créée, avec une partie plus technique, et moins chargée, mettant en avant les guitares. Ce passage n’est que de courte durée, puisque c’est de manière assez rapide que l’on retrouve des riffs énervés et une batterie qui fait tout autant d’effet. Le chant, lui, est semblable à un cri lancé du fin fond de l’univers, et décuple l’effet destructeur des sonorités apocalyptiques du morceaux. Le morceau n’est pas encore terminé mais on sait déjà que ça va être du très lourd, et ce n’est pas la structure, qui semble être un assemblage de plusieurs épisodes, qui nous fera dire le contraire.

Uprising, est nettement moins doux et calme. Avec des sonorités carrément deathcore, c’est un véritable prétexte au cassage de gueule qu’on nous jette dans les oreilles. On aimerait pas être au milieu de la fosse pendant ce morceau. Une consonance parfaitement maîtrisée au niveau des guitares, une voix aussi à l’aise dans le scream que dans les graves, et une basse en arrière plan qui reste dans la profondeur des grave… Qu’on se le dise, ce morceau claque carrément. Sept minutes de pure violence et de prouesses instrumentales. Si vous doutiez encore du talent de la bande de Buy Jupiter, c’est le morceau qu’il vous faut écouter pour chasses ces doutes infondés. Le 3e morceau, Monolith, débute et on ne peut s’empêcher de fermer les yeux pour se laisser absorber par la beauté de cette introduction. Une composition tout en douceur, sans voix, avec des guitares simples et ambiantes qui se décomposent au fil de la ligne de basse qui accompagne la batterie dans sa simplicité. Puis soudain, le chaos. Les distos nous reviennent dans la tête comme un coup de pied du gars en concert qui mosh devant toi ( merci pour l’attaque cardiaque ). On se dit d’abord qu’on va revenir dans la consonance apocalyptique, mais non. Tout y est mesuré, et Buy Jupiter parvient à garder une certaine légèreté dans son aspect de bourrin mélodieux.

New Era, 4e piste de Crossworld, démarre de façon tout aussi technique, avec de fortes allures de djent/prog, ce qui est loin de nous déplaire. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le groupe ne se fout pas de nous sur la longueur des morceaux. Non mais parce que soyons honnêtes, des morceaux de presque 9 minutes de qualité c’est chaud à trouver. Les parties calmes et plus énigmatiques s’alternent avec les parties plus violentes, créant un réel rythme dans le morceau et une impression d’être projeté dans l’espace aux côtés des exilés. Plus l’EP avance, plus on se rend compte du mixage vraiment bien réalisé, et qui a su retranscrire avec brio l’histoire du groupe. Collide, dernière piste se révèle plus apocalyptique que jamais, avec un shred beaucoup plus rapide et bourrin que le reste de l’EP. On nous laisse un peu le temps de reprendre nos esprits le temps de quelques mesure, suivant la structure de tout les autres morceaux de l’EP. On reste quand même fascinés devant leur habilité à passer du calme à la tempête, du blanc au noir, du technique au plus simple en un huitième de seconde, mais surtout, on savoure ce dernier morceau. Un growl plus agressif que jamais comme provenant du fin fond de la galaxie, une guitare lead ambiante qui ouvre une seconde dimension et du tapping qui clôt parfaitement le tout, c’est une fin parfaite qui annonce un dernier volet plus qu’attendu.

 

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