OCTOPIA : La destruction créatrice

Octopia, c’est du metal alternatif mixé à un univers post-apocalyptique, débordant d’influences de tous horizons et, surtout, avec sa propre histoire; un monde rongé par le vice, ayant fait fuir toute trace du fléau que représentait l’humanité, donnant ainsi vie à Octopia. ( Pour en savoir plus, RDV par ici ).

En préparation de plusieurs singles, c’est le morceau Absolute Chaos qui nous a été dévoilé le 5 octobre dernier.


Que l’on soit réceptif ou non au concept dysoptique d’Octopia, force est de constater que nous sommes propulsés dans l’univers de la formation dès le début d’Absolute Chaos. Avec une voix gutturale à souhait nous mettant dans l’ambiance dès les premières secondes du morceau, c’est par ce qui semble être un discours adressé à la foule que le morceau débute. On a tout de suite un son lourd et gras, mais pourtant très propre, et on y distingue une ligne de guitare assez catchy qui introduit très bien le reste d’Absolute Chaos. La voix, elle, sonne lasse et révoltée, à l’image des textes et du concept même d’Octopia.

C’est une atmosphère bien particulière qui est créé tout au long du morceau, de par son aspect répétitif et ses airs d’apocalypses. En sont pour preuves les multiples passages où la voix est doublée, voire triplée, rajoutant ainsi une intensité au passage et une impression monstrueuse de la créature née de la destruction de l’humanité. Même si, à notre goût, le mixage aurait pu être un peu plus travaillé, notamment les basses, on salue l’illusion créée par le chant, allié à une double-pédale ainsi que la basse. Toutefois, on doit avouer qu’il y a un moment que l’on a tout particulièrement apprécié, et il se situe un peu plus d’une minute avant la fin du morceau. Pareille à un orage, la batterie martèle au fur et à mesure qu’un solo aux airs de dernières heures s’appose sur la mélodie. Le chant nous emmène peu à peu vers la fin, comme nous dirigeant vers le précipice où sommeille les restes de l’humanité, pendant que le chant semble, lui, répondre à la voix gutturale distinguée derrière, comme représentant le monstre enfoui dont s’inspire la formation.

On ne saurait que trop vous conseiller de suivre cet univers à part qu’Octopia a su créer. Avec Absolute Chaos, on a, encore une fois, la preuve que la scène française a de beaux jours devant elle et de belles promesses à tenir.

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