SONG OF THE WEEK : HYAENA : Shape Of The Gods

Ce soir, on se sent d’humeur aventureuse. Pour la peine, on a décidé d’explorer un milieu qui nous est moins familier, avec un véritable alien auditif dont on ne saurait se lasser.


Hyaena, c’est un groupe de prog, véritable concentré de death metal, metal moderne et influences rock. Paru il y a quelques mois sur The Circe Pit, le morceau Shape Of The Gods allie noirceur et technique qui séduira autant les fans de The Contortionist, Thy Art Is Murder et Northlane.

Le groupe parvient à créer une atmosphère bien particulière dès le début du morceau, aux portes de la lourdeur et à la limite de l’angoissant. La voix, pareille à des murmures qui proviennent de parts et d’autres se fondent dans le reste de l’ambiance et lancent tranquillement le reste de la piste. L’instru est pesante et semble dresser des murs autour de nous qui se resserrent pendant que la ligne de guitare en fond se répète. Le tout semble se calmer l’espace d’un moment, avec des sonorités plus que surprenantes et qui sont tout sauf attendues dans un morceau tel que celui-ci.

Joli coup de maître donc, puisque cet intervalle aux arrières goûts de musique traditionnelle parvient parfaitement à introduire le refrain qui, pour l’occasion, sera chanté avec une voix clean. La deuxième partie du morceau se concentrera ainsi moins sur le côté guttural de la voix, mais met en lumière la profondeur des basses et toute la technique instrumentale, qu’il s’agisse de la batterie ou des guitares. On note clairement un changement d’ambiance entre le début du morceau, qui pourrait s’identifier au « calme avant la tempête », qu’il s’agisse du rythme ou de la « couleur » de ces deux parties.

On va être honnêtes, c’est pas facile d’écrire sur ce morceau, qui semble provenir d’un autre monde où on n’a jamais mis les pieds. Pourtant, on a quand même la sensation d’assister à un espèce d’ouragan qui dégomme absolument tout sur son passage, pendant qu’on reste là, penauds, à observer la destruction de tout ce qu’il y a devant nous. On discerne un mélange de plusieurs choses qu’on connaît et qu’on aime, mais on n’arrive curieusement pas à dire lesquelles ( et ça nous rend dingues ). Avec Shape Of The Gods, Hyaena nous offre un joyeux ( quoique ) mélange apocalyptique d’un son hyper lourd, d’ambiance sombre, presque malsaine, et de textes amers.

 

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