SONG OF THE WEEK : Seven | ABSTRACT MINDED

Après plusieurs mois enfermés dans une cave – pour reprendre leurs dires – les membres du groupe Abstract Minded dévoilent depuis le 12 octobre deux chansons par mois de leur prochain EP SEVEN. La dernière en date (du même nom) est celle que nous avons choisi de vous parler aujourd’hui.

Petit conseil avant écoute du titre : veillez à poussez tout meuble et objet fragile atour de vous, car vous allez avoir envie de tout casser ! Vous voilà prévenus.

En effet, dès le morceau lancé, on rentre tout de suite dans le vif du sujet ! Une instru bien grasse et un scream tout droit sorti de l’enfer. Une chose est sûre, dès l’intro, on sait directement que le groupe a une envie folle de se faire entendre, et qu’ils ne sont clairement pas là pour enfiler des perles. Un chanteur qui nous déverse avec gentillesse toute sa haine, soutenu par des musiciens qui ne sont pas en reste. La mélodie vient porter avec brio toute cette violence et apporte une énergie de folie au morceau. Le lead vocal et les chorus sont maîtrisés avec habilité, tout s’enchaîne à la perfection telle une fraîche lampée de votre meilleure pinte glissant le long de votre gorge. Le petit solo (de 3.18 à 3.50) est très agréable et arrive comme une bouffée d’oxygène, juste avant que la haine musicale ne nous revienne en pleine face ! Le diable est descendu en personne des enfers, et on peut vous dire qu’il a l’air vénère. Après écoute d’un pareil titre on ne peut pas ressortir indemne ! On est à la fois secoués par tant de violence et d’autre part, comme hâpés par les voix impénétrables des profondeurs. La seule certitude que l’on peut avoir, c’est que l’on en redemande. Car tous les ingrédients d’un single comme on les aime sont réunis : une mélodie entêtante et bien travaillée, ainsi que des musiciens et un chanteur de qualité certifiée.

En bref, on peut dire que si plus de groupes pouvaient s’enfermer dans des caves pour nous sortir des prods autant travaillées que celle-ci, on serait tous ravis. Mais n’allez pas nous prendre pour des sociopathes, on aime aussi les prod hors-caves.

 

 

Article rédigé par Clémence Decallonne.

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