L’interlive – MELTDOWN, 27.04.18

Il y a une semaine, on découvrait Meltdown, grosse claque à l’espagnole. A l’occasion de leur passage à Lyon, le sympathique quintet est venu se poser avec nous le temps d’une interview, assis par terre dans les loges, avec une assiette de couscous sur les genoux.


Salut Meltdown ! Pouvez-vous vous présenter ?

Mikel : On est Meltdown, on vient d’Espagne et on fait du metal hardcore. Moi je suis Mikel, je joue de la guitare.

Julen : Je m’appelle Julen et je joue aussi de la guitare.

Pablo : Je m’appelle Pablo, je suis batteur.

Bittor : Je suis Bittor, je suis batteur.

Julen : Et je m’appelle aussi Julen, je suis screamer de la bande.

 

Comment se passe votre tournée jusqu’ici ?

Pablo : C’est notre seconde tournée cette année, on a traversé l’Europe. C’est vraiment génial. On a beaucoup joué en France à Toulouse, Bordeaux, Nevers, mais c’est notre première fois à Lyon. On adore le public français, les gens sont toujours très gentils avec nous et on se créé des souvenirs géniaux. Même si on vient d’Espagne, on vit très près de la frontière donc on préfère venir s’amuser en France !

Mikel : On passe une très bonne tournée. On a commencé fin mars, jusqu’à mi-avril. On a eu un court temps de pause où on est retournés jouer en Espagne, puis on est repartis jouer sur Nevers, Lausanne, Lyon… On a une bonne vibe avec ce qu’on joue, le public a l’air d’apprécier le show. C’est parfait.

 

Comment s’est passé le show de ce soir, pour une première à Lyon ?

Bittor : C’était vraiment cool, j’ai l’impression que les gens ont plutôt bien accroché. C’était génial de pouvoir partager la scène avec deux groupes comme ceux-ci (Mirage et Apply For A Shore ndr).

Mikel : Qu’il s’agisse des groupes, du staff ou même des tourneurs, tout le monde a été vraiment génial avec nous. C’était un peu compliqué pour nous d’entrer dans l’ambiance parce que nous avions fait 8 heures de route directement depuis notre ville natale, d’une traite car Bittor passait un examen ce matin ! Le tout était un peu chaotique mais au final le show était génial.

Julen (guitare) : On a tous séché les cours pour pouvoir venir ! (Rires)

Pablo : On est des bad boys, normalement on est tous étudiants à l’université. (Rires)

 

Vous avez récemment sorti votre premier album From This Day To The Grave. Comment s’est passé la composition de celui-ci ?

Julen (guitar) : C’était un peu une façon « folle » pour nous de composer, car on ne s’était jamais vraiment posés pour écrire à proprement parler. On a commencé par s’enregistrer sous formes de petites démos, et c’était bizarre pour nous car on ne savait pas vraiment comment s’y prendre ! Puis au fur et à mesure, en ajoutant la voix, la batterie, la basse, tout a prit forme. On a fait du mieux qu’on pouvait avec tout ce qu’on avait. Je pense que cet album offre le meilleur Meltdown qu’on ait été.

Pablo : Quand on a eu les premières démos, on a fait que les retravailler pour avoir du mieux. Il y a des chansons qu’on a dû abandonner parce qu’elles étaient tellement mauvaises. (Rires)

Mikel : On a commencé à composer début 2017, peut-être même un peu avant. On a passé presque un an à écrire.

Julen (guitar) : On a travaillé avec un super producteur, c’était génial. La première fois qu’on a entendu le résultat final, j’ai pleuré parce que je trouvais ça trop beau ! (Rires)

Julen (voix) : Pour cet album j’ai préféré écrire sur mes expériences personnelles et mes sentiments, par rapport à notre EP où j’ai surtout écrit sur le monde qui nous entoure et d’un point de vue plus global et conceptuel. En fait l’EP parlait de ce que je pensais, et notre album de ce que je ressens.

 

Quel est votre but en tant que groupe ? S’amuser, perdurer ?

Pablo : C’est une question difficile, honnêtement je ne sais pas. J’adore juste ce qu’on fait, écrire des sons, être dans un groupe. Si je n’avais pas ça, je serais complètement perdu.

Mikel : Je pense que ce qu’il y a de bien avec Meltdown, c’est qu’on grandit ensemble, on s’améliore toujours. C’est cet esprit qui nous garde ensemble, on voit que les gens nous aiment de plus en plus, et qu’on s’améliore, et on veut aller au plus loin.

Bittor : Pour moi, on donne tout ce qu’on a pour pouvoir monter sur scène. C’est la vie qu’on adore vivre. On est tous à la fac, mais c’est ça qui nous fait nous sentir vivants, c’est ça qu’on aime faire et c’est vraiment dans ces moments qu’on prend notre pied.

Julen (guitar) : On fait de notre mieux, et si un jour on a la chance de pouvoir en vivre, ça sera la plus belle chose que j’aurais accomplie de ma vie.

 

Une salle en particulier où vous aimeriez pouvoir jouer ?

Pablo : On va jouer au Download Festival de Madrid cet été, ça c’est un truc plutôt cool ! Notre manager a fait les choses en douce pendant des mois sans rien nous dire, et nous a envoyé un enregistrement vocal en marquant simplement « écoutez ça », où il nous disait qu’on allait jouer au Download. On était comme des dingues, on tenait plus en place, et on était fous qu’il nous aie laché ça comme si de rien n’était ! (Rires)

Mikel : On a toujours voulu assister à ce genre de fest, avec des groupes qu’on adore… Alors là savoir qu’on va y jouer!

Julen (voix) : Moi j’aurais adoré pouvoir jouer au Warped Tour, même s’il se termine cette année.

 

Il est plus qu’évident que vous donnez tout ce que vous avez pour vivre votre passion. Quels conseils donneriez-vous à des groupes qui, comme vous, veulent vivre vivre de leur musique ?

Mikel : Il faut avant tout être honnête envers toi-même. Est-ce que tu as envie de faire des petits concerts ? Est-ce que ton but c’est d’avoir un album ? Est-ce que tu veux vraiment vivre ton rêve ? Certains groupes ont juste envie de passer un bon moment ensemble, jouer leurs chansons et s’éclater en concerts et c’est aussi super cool. Mais si ton but c’est d’en vivre, alors il faut que tu sois prêt à tout donner, et que tu fasses ce qu’il faut pour y arriver. Je pense que tous les membres d’un groupe devraient se mettre d’accord dès le début.

Julen (guitar) : Oui c’est clair qu’il faut qu’on reste fidèles à nous-mêmes, et qu’on se demande clairement quel est notre but. On sèche les cours pour faire ça, parce que pour nous ça en vaut la peine. Si ce n’est pas ton cas, c’est pas grave ! Chaque personne a des buts différents, à partir du moment où tu as le tien, tu dois foncer.

 


 

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