LIVE REPORT : ARCHITECTS – Lyon | Le Transbordeur, 22.01.19

En pleine tournée européenne pour promouvoir la sortie de Holy Hell, Architects a fait un stop dans notre chère ville de Lyon pour nous en mettre plein les yeux, et plein les oreilles.

 

21h45, le Transbordeur est chauffé à bloc grâce aux prestations de Polaris et Beartooth. Après un entracte assez long pour pouvoir installer la quantité monstrueuse de lasers, canons à propane et autres lights ( et assez pour qu’on puisse aller se chercher une bonne pinte bien chère ), la salle recommence à bien se remplir. Mais genre, comme il faut. A tel point que certaines personnes restent coincées dans les allées à côtés des gradins, et qu’on a un peu de mal à se frayer un chemin jusqu’à l’entrée de la fosse photo.

En arrivant, grosse nouvelle sympa; on aura qu’une chanson et demi pour faire nos photos, et pas le droit de bouger une fois en place. Ok, va falloir être efficace et ne pas se laisser dépasser par les émotions. Pourtant, difficile de rester professionnelle quand on se trouve à un mètre tout juste de Josh Middleton et Sam Carter. Sur une intro qui impatiente tout le monde, le quintet fait son entrée sur Death Is Not Defeat, issue du dernier opus.

Architects mélange les classiques et les dernières chansons avec une setlist inspirée des quatre derniers albums du groupe. On avait eu l’occasion de voir les garçons originaires de Brighton une première fois côté public, lors du Longlive Rockfest 2017 dans la même salle que ce soir. Le groupe s’en souvient visiblement aussi bien que nous, car Sam Carter l’évoque durant une brève interaction avec la salle. C’est d’ailleurs une des choses qu’on déplorera ce soir là; un manque de communication et de communion avec la foule. On n’avait pourtant pas ressenti ça leur de leur dernier passage au Transbordeur – loin de là -, mais en ce soir de 22 janvier 2019 la bande semble un peu en retrait sur la scène. On ne peut pas vraiment dire que la masse de lasers et de pyrotechnie leur rendent service à ce niveau là, car bien qu’époustouflante visuellement parlant, elle ne fera ici que creuser le micro fossé entre Architects et le reste de la salle.

Toutefois, qu’on ne nous fasse pas dire ce qu’on n’a pas dit ; la prestation en elle-même délivrée par le quintet n’en reste pas moins lourde. Avec des titres connus par coeur de la quasi totalité de la salle comme These Colors Don’t Run ou A Match Made In Heaven, Architects met le feu au pit comme il se doit. Et on l’observe d’ailleurs comme il faut depuis les gradins ( où nous étions malgré notre volonté, à notre plus grand désespoir ), en bas ça sautille, ça se cogne, on voit des gobelets qui volent, des chaussures, des gens. Les effets de lumières continuent à impressionner avec une projection en fond de scène tout le long du concert, mais aussi des lasers, des flashs, et même du feu et une explosion de confetti sur Doomsday.

En conclusion : la course pour prendre nos photos, la guerre dans le pit, un manque de communion mais un spectacle aussi beau que bon. La prochaine fois, c’est depuis la fosse qu’on profitera de nos anglais préférés.

 

Architects

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