LIVE REPORT : THE AMITY AFFLICTION, 13.10.18 – CCO

Samedi dernier, on voyait The Amity Affliction en live pour la première fois. Et on s’en est toujours pas remis.


En pleine tournée européenne pour promouvoir leur dernier album Misery, The Amity Affliction nous a fait le plaisir de s’arrêter à Lyon. Malgré notre fan attitude sans faille depuis des années, on n’avait jamais eu la chance de les voir en vrai. Ayant entendu des avis plutôt mitigés sur la qualité live du désormais quartet, on s’est dit que la meilleure façon de se faire une opinion, c’était de voir ça de nos propres yeux.

Avec une ouverture de set se faisant sur Drag The Lake, dur d’imaginer du mal du concert à venir. Le son est propre, les garçons sont souriants et visiblement heureux d’être là. La salle ne semble pas si comblée que ça, à notre grande surprise, mais on se dit que ça sera sûrement mieux pour pouvoir profiter de cette fin de soirée.
Pour notre plus grand plaisir, TAA nous présente une setlist plutôt homogène avec des morceaux piochés un peu partout dans leur discographie, même s’il est évident que la bande est là pour promouvoir leur dernier opus.
Malgré un accueil de celui-ci plutôt mitigé à son arrivée, force est de constater que les morceaux tels que Holier Than Heaven ou le très surprenant Feels Like I’m Dying entraînent tout le monde. Dans le pit ça gigote, ça s’agite, mais ça reste un peu timide. Entre deux morceaux, Joel prend le temps de saluer la foule, et en profite pour rigoler face à la timidité et à la politesse apparente du public qui semble les surprendre. Mais il est vrai qu’aussi surprenant que cela puisse paraître, on a aussi trouvé le public plutôt calme.

On ne cesse de s’émerveiller devant les lumières du show, devant la performance des quatre australiens et leur bonne humeur communicative. Le morceau D.I.E se termine, et on voit une guitare folk passer en fond de scène. Et on sait tout de suite ce qui arrive. Dan joue les premières notes de All Fucked Up, et toute la salle se met à chanter ce morceau magnifique qui en a touché plus d’un. Enfin, pour notre part on va pas dire chanter, parce qu’à part pleurer comme des madeleines entre deux photos, on n’a pas été capables de faire grand chose. Suite à ça, le quartet enchaîne des extraits de leurs 2 avant-derniers albums, Let The Ocean Take Me et This Could Be Heartbreak avant de s’éclipser de la scène. A ce moment là, on se dit qu’il est inconcevable que la soirée s’arrête là, sans même un petit Pittsburgh ! Fort heureusement pour nous, voilà l’heure du rappel. Et c’est sur le très beau Ivy(Doomsday) que The Amity Affliction refait surface sur scène. Tout le monde chante, ça pogotte au milieu du pit, puis vient le moment qu’on attendait tous; celui de Pittsburgh. On chante a plein poumons, on se lâche complètement, car on sait que c’est la fin. Et c’est à ce moment que Joel invite tout le monde à se faire plaisir, à monter sur scène pour slammer, à s’éclater dans le pit. Et il en faut pas plus pour convaincre la fosse qui trépignait d’impatience. Les gens s’empressent de monter sur scène pour slammer dans le public, tout le monde monte de plus en plus vite, et on ne tarde pas à suivre. Les yeux pleins d’étoiles, on s’élance sur la scène, on fonce faire un câlin aussi surréaliste que sincère à Joel Birch, avant de se lancer dans la fosse ( et de se ramasser lamentablement sur le sol ).
On a à peine le temps de retourner devant la scène, que tout le monde décide de monter rejoindre les australiens. Pareille une scène de clip, on assiste à un moment magique, avec un public uni et aux anges qui chante les dernières mesures de Pittsburgh de tout son coeur.
On a des frissons. Les larmes aux yeux. Et juste comme ça, on leur dit au revoir.

 

The Amity Affliction

 

Setlist :

  • Drag the Lake
  • Chasing Ghosts
  • Shine On
  • Holier Than Heaven
  • Don’t Lean On Me
  • D.I.E
  • All Fucked Up
  • This Could Be Heartbreak
  • Feels Like I’m Dying
  • The Weigh Down
  • Set Me Free
  • Open Letter
  • Ivy (Doomsday)
  • Pittsburgh

3 Replies to “LIVE REPORT : THE AMITY AFFLICTION, 13.10.18 – CCO”

  1. « On ne cesse de s’émerveiller devant les lumières du show, devant la performance des quatre australiens »
    Honnêtement, je ne suis absolument pas d’accord avec la dernière partie de la phrase. Ahren qui fait semblant de jouer de la basse (incapable de chanter et jouer en même temps), le lead guitare en backtrack, les solos enregistrés… Seul Joel, et le batteur (merci Defeater!) tiennent la route. Ce groupe, malgré le fait que j’apprécie certaines de leurs chansons, est juste une honte en live. Des années qu’ils tournent, des années que c’est la même chose (c’était la même merde lors de leur date au CCO avec BAAO). Je trouve ça vraiment affreux aussi peu d’efforts pour un groupe avec cette « renommée ». J’étais venu pour the Plot In You, je regrette d’avoir dépensé des sous pour TAA.

    1. C’est ton avis, et on le respecte !
      En ce qui nous concerne, nos reports ont toujours été écrits de manière subjective. On a toujours été fans de TAA et on reste enchantés de ce qu’on a vu, néanmoins on peut comprendre que ça ne soit pas le cas de tout le monde !

      1. Yes, pas de souci! Je pense aussi que niveau émotion, je suis pas autant « rentré dans le concert » que vous (sauf pour Pittsburgh), étant donné que je n’aime pas trop les deux derniers albums, du coup je me suis plutôt focalisé sur la technique, et c’est ça qui m’a gonflé.
        Btw, très jolies photos 🙂

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